En forces

Je suis remonté vite vite, juste pour ranger le jus de fraise dans le frigo. Au cas où, un jour. Et puis j’ai filé droit vers les braises. Histoire de nous démonter les bras, jusqu’au plus noir de la nuit. Maintenant il est tard et me voilà hors d’haleine. C’est ça la véritable vie. C’était pas mort ce soir. Pas mort du tout. Et demain un peu moins encore. Et après demain, n’en parlons pas. J’ai la tête à Londres, en Ariège ou dans des quilles de bowling. Et si tout se joue à un point, alors je choisis de rejouer. Jusqu’à épuisement total des forces. Il en reste encore.