Collé

Je suis un colleur d’affiches. Et tu es un point. Il chante et il recommence à chanter, à peine a-t-il terminé. Majuscules. Ils jouent et je les regarde rejouer, le lendemain. Suspensions. L’appareil photo fait le mur. Je me fais la malle au cœur de la nuit. Interrogations. Je l’écoute et je le fais écouter. Avant qu’il ne soit partout. Volé. Collé. On ressort le noir et le rouge, un peu de tous les côtés à la fois. Dans les écharpes, dans les chapeaux, dans les cœurs et dans les sous-vêtements. Guillemets. Même à l’Elysée, on emploie le mot « révolution ». Alors je remets la chanson. Pour que les mots collent aussi. A Paris. A Lagny. A Seix. Et partout on tente, en vain, de masteriser. Parenthèses. Je joue un peu. Tu n’es pas joueuse. Décidément. Je suis le gardien qui crie moins haut et qui devra rire, quand viendra l’été. Virgule. Ils sont jeunesse et ils se lèvent. Ou ils se lèveront. Exclamations. Et Paris manque définitivement de douceurs. Minuscules. On est scotchés, voilà tout. Hé oui, je sais aussi tomber en panne de vocabulaire, quand je n’attendais qu’un courant d’air à la place de tes mots. Plus de ponctuation. Plus jamais. « Vous me voyez, vous me voyez. Et je disparais. » Point.